Rovina Cai

Je viens tout juste de découvrir la série d’illustrations de Rovina Cai au sujet du roman Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. Ces illustrations figurent dans le très beau livre de collection Wuthering Heights, édité en anglais par The Folio Society, avec une introduction de Patti Smith. Le roman comporte 352 pages avec les huit illustrations en couleurs de Cai. Un très beau cadeau à s’offrir pour relire le chef-d’œuvre de la plus énigmatique des sœurs Brontë ! Lire la suite de « Rovina Cai »

Nouveau film «Les Hauts de Hurlevent»

Le roman Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë fait actuellement l’objet d’une nouvelle adaptation cinématographique par les productions Three Hedgehogs Films, avec Nina Elisaveta Abrahall à la réalisation. La première devrait avoir lieu le 31 décembre 2016. Il s’agit d’un film à petit budget (£100,000) qui prévoit rester le plus fidèle possible au roman d’Emily Brontë.  Lire la suite de « Nouveau film «Les Hauts de Hurlevent» »

Le masque

Le révérend Patrick Brontë écrivit un jour à la biographe de Charlotte Brontë, Elizabeth Gaskell, afin de lui raconter une anecdote survenue pendant l’enfance de ses célèbres filles, vers 1824. Patrick encouragea ses enfants à s’exprimer en utilisant… un masque. Nous n’avons pas de détail sur la manière exacte dont l’interrogatoire s’est déroulé, ni sur le masque lui-même. Les érudits cherchent encore aujourd’hui à tirer de ce curieux témoignage une signification qui pourrait nous révéler quelques secrets au sujet de l’enfance des sœurs Brontë. Lire la suite de « Le masque »

Noël chez les Brontë

Comment les sœurs Brontë fêtaient-elles Noël ? La réponse est simple : nous ne le savons pas. Nous pouvons concevoir qu’aller à l’église le 25 décembre était bien sûr obligatoire pour les filles du révérend Patrick Brontë. Mais encore ? L’experte mondiale des Brontë, Dr Juliet Barker, mentionne que la volumineuse correspondance des célèbres écrivaines ne comporte que de très rares mentions concernant la Fête de Noël. L’une d’elles, datée de 1854, évoque Charlotte et son mari distribuant de l’argent auprès de paroissiens démunis. Lire la suite de « Noël chez les Brontë »

«Dégothiser» Les Hauts de Hurlevent

Même si, dans Les Hauts de Hurlevent, nous retrouvons parfois de violents orages sur la lande de même que quelques scènes de chiens féroces, de fantômes et de cimetières, l’ensemble du roman n’est pas vraiment gothique ; il nous parle plutôt de drames familiaux en couvrant deux générations de personnages. Je ne suis donc pas en accord avec la «gothisation» de Wuthering Heights, encore moins avec sa «Twilightisation» récente. Lire la suite de « «Dégothiser» Les Hauts de Hurlevent »

L’origine irlandaise des Brontë

Selon les témoignages d’époque, les sœurs Brontë parlaient avec un fort accent irlandais, tout comme leur père. En effet, Patrick Brontë était né en Irlande, à Drumballyroney dans le comté de Down, le 17 mars 1777. La langue, les mythes et les contes celtes qu’il racontait à ses enfants, ont profondément marqué Charlotte, Anne et Emily. Le nom même de la  famille Brontë puise ses origines jusqu’au clan irlandais Ó Pronntaigh, anglicisé plus tard en «Prunty» ou «Brunty», que Patrick a finalement orthographié en «Brontë». Lire la suite de « L’origine irlandaise des Brontë »

Paysages intérieurs d’Emily Brontë

Dans Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, le romantisme mystique s’exprime avec une telle force qu’il ne peut laisser personne indifférent. L’omniprésence de la nature et du paysage, rudes et primitifs, tourmentés par les vents, y devient une puissante métaphore de l’événement intérieur et des tourments de l’âme des personnages. J’ai lu plusieurs fois Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, dans l’espoir de l’aimer un jour. Peine perdue ! L’incroyable climat de violence qui traverse tout le roman (violence physique et verbale, harcèlement psychologique, manipulation, cruauté…) m’indispose royalement Lire la suite de « Paysages intérieurs d’Emily Brontë »

Tabby, fidèle servante de la famille Brontë

En 1824, à l’âge de 53 ans, Tabitha Aykroyd fut embauchée par la famille Brontë à titre de cuisinière et de femme de ménage. Elle commença son service dans un bien triste moment, juste avant que les petites Maria et Elizabeth Brontë fussent rapatriées d’urgence du pensionnant de Cowan Bridge, où elles avaient contracté une tuberculose qui allait les emporter quelques mois plus tard. Maria, l’épouse de Patrick Brontë, était morte depuis trois ans au moment  de l’entrée en fonction de Tabitha au presbytère. Lire la suite de « Tabby, fidèle servante de la famille Brontë »

Byron-Albë / Elbë-Heathcliff…

Emily Brontë (1818-1848) avait accès à de nombreux livres dans la bibliothèque de son père, dont sans doute les écrits de Lord Byron (1788-1824) et des biographies illustrées à son sujet. A-t-elle été frappée dès son plus jeune âge par le portrait du jeune et séduisant Byron, peint par Elisabeth Vigée-Lebrun vers 1802 et reproduit dans l’un des livres concernant le célèbre poète ? J’en suis convaincue. Mais comment Emily pouvait-elle avoir deviné, des années à l’avance, la nature du scandale qui allait secouer la réputation de Byron ?  Lire la suite de « Byron-Albë / Elbë-Heathcliff… »