«Les sœurs Brontë à 20 ans» – nouveau livre en français

soeurs bronte a 20 ansLe Lannionnais (France) Stéphane Labbe publie une biographie originale des jeunes sœurs Brontë qui est aussi un acte d’amour à leur génie littéraire.

Charlotte, Emily, Anne. Jane Eyre, Les Hauts de Hurle-Vent, Agnes Grey. Tout le monde sait l’apport essentiel des sœurs Brontë à l’histoire de la littérature. Mais des lectures souvent lointaines entretiennent bien des incertitudes.

Plus d’excuses : la biographie signée Stéphane Labbe est là pour nous remettre les idées en place. Et plus encore. Les sœurs Brontë à 20 ans (éditions Au Diable Vauvert) est une véritable plongée dans l’Angleterre du XIXe siècle, au village de Haworth qui vit éclore la plus belle des fratries littéraires.

Claque littéraire

Le professeur de français au lycée Bossuet à Lannion s’est fait depuis longtemps ambassadeur de littérature anglaise, il a proposé voici trois ans une nouvelle traduction de Peter Pan à L’école des loisirs.

Son attirance pour les sœurs Brontë est ancienne. C’est celle de l’adolescent qui lit Les Hauts de Hurle-Vent, « une grosse claque littéraire » qui l’a menée, avec Moby Dick de Melville, à enseigner les lettres.

Et celle du jeune homme fasciné par le film de Téchiné, Les sœurs Brontë, avec Isabelle Adjani dans le rôle d’Emily Brontë. « Je me suis dit : un jour je ferai quelque chose sur elle. À l’époque, cela restait un personnage un peu mystérieux. » Il a patiemment attendu une année sabbatique en 2015 pour mener son envie à quai.

Être biographe des Brontë relève de la gageure. Pas d’événements vraiment marquants, d’aventures, de grandes histoires d’amour dans les « existences un peu ternes » de ces filles de pasteur anglican. « Mon problème, ça a été de traiter des trois sœurs. Au départ, j’ai soumis un Emily Brontë à l’éditeur mais leurs vies sont liées, m’a-t-il rappelé. J’ai donc décidé d’entrer dans le point de vue des trois. »

Écrits d’enfance

Pour reconstruire cette histoire, Stéphane Labbe s’est appuyé sur la correspondance inédite de Charlotte, alors qu’Emily, « très sauvage, voire asociale, n’a rien laissé » hors ses romans et poèmes, l’écriture d’Anne étant « plus autobiographique ».

L’originalité est également apportée par les écrits d’enfance qui « constituent pour la fratrie Brontë un véritable laboratoire d’écriture ». De fait, il livre un regard précis sur le processus de création littéraire, l’enrichissement d’un style, l’évolution de techniques d’écriture.

Mises en veille

Ces textes de jeunesse sont « étonnants et mériteraient d’être tous publiés. Elles ont vraiment créé une sorte de monde parallèle. Charlotte y écrit de 10 à 22 ans. C’est très élaboré, on a un peu l’impression de lire de la fantasy. C’est dû au fait aussi que ces gamins sont solitaires, leur statut social les empêchait d’être amis avec les paysans du coin. »

Un vrai travail a été nécessaire pour « trouver une explication à des phénomènes étranges » et tordre le cou à des spéculations hasardeuses d’autres biographes.

Le livre recèle aussi en creux une observation de la place de la femme dans la société du XIXe. Ou comment une famille, un père surtout, mise tout sur la carrière du frère, Branwell, au détriment de l’épanouissement artistique de ses sœurs. « Elles sont mises en veille par la société et la famille. »

Mais Branwell l’inconstant déçoit et sombre. L’ambition des trois sœurs finit par émerger, avec la publication de romans parmi les plus marquants du siècle. Si Agnes Grey lorgne du côté de Jane Austen, Jane Eyre reprend les codes du roman gothique mais sa prise de position féministe lui donne une dimension particulière.

Stéphane Labbe ne cache pas son admiration pour l’œuvre d’Emily : « C’est un auteur d’une grande modernité, avec un univers complètement fantasmé. Elle annonce le surréalisme. C’était une mystique, cela se ressent. C’était déroutant pour l’époque. J’ai un élan de sympathie pour ces jeunes femmes qui ont contribué à moderniser la littérature. Elles ont lutté contre un destin imposé qu’elles ont réussi à braver. »

L’auteur restitue très bien l’atmosphère particulière des « moors », ces collines désolées du Yorkshire. En visite sur les lieux une première fois, accompagné de sa fille Laura, le Lannionnais y est retourné seul l’an dernier.

Brontë Society

« Je me suis documenté à la bibliothèque du musée, j’ai visité tous les lieux où elles ont vécu. Quand tu te retrouves à Haworth, sur cette lande balayée par les vents, aride, où les fermes sont totalement isolées, tu comprends la tonalité des romans, ce côté rude des Hauts de Hurle-Vent, la violence des rapports humains. »

Avec émotion, il a pu feuilleter les petits carnets de jeunesse des sœurs, dans le vieux presbytère familial devenu musée… Car Stéphane Labbe est désormais membre de la Brontë Society, qui contribue à préserver l’héritage de la fratrie.

Par cette biographie, qui vient d’être traduite en chinois, il y apporte une jolie contribution. Qui donne une furieuse envie de relire Charlotte, Emily et Anne.

Par Philippe Gestin / Le Trégor

2016

The Brontës – Children of the Moors

© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström

Produit dans le cadre du 200e anniversaire de la naissance de Charlotte Brontë, le livre «The Brontës – Children of the Moors» présente les trois sœurs Brontë Charlotte, Emily et Anne, de même que leur frère Branwell.

© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström

Avec un brillant mélange de narration et de merveilleuses illustrations, les auteurs et illustrateurs Mick Manning et Brita Granström relatent la vie tragiquement courte des Brontë dans le village isolé de Haworth. Ils explorent également les raisons pour lesquelles les trois sœurs furent inspirées à devenir écrivaines, de même que la réception de leurs publications.

© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström

Les illustrations et le texte de ce livre réussissent à montrer comment la magie et la sauvagerie de l’environnement où ont vécu les Brontë ont inspiré leur travail. Ce n’est peut-être pas surprenant puisque Mick Manning est lui-même né à Haworth et y a grandi ! Enfant, il a même joué un jeune berger dans une adaptation des Hauts de Hurlevent produit par la BBC.

© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström
© Mick Manning et Brita Granström

The Brontes – children of the moors

Mick Manning et Brita Granström

Éditions Franklin Watts/Hachette, 2016

http://www.mickandbrita.com

2016

Coralie Nagel dans «Finding Gondal- L’histoire des sœurs Brontë»

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Patrick Brontë et ses enfants Branwell, Anne, Emily et Charlotte © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Le documentaire «Finding Godal- L’histoire des sœurs Brontë» de Morgan Rauscent fait actuellement sa tournée dans différents festivals à travers le monde. Il fut récemment primé aux International Independent Film Awards de Los Angeles : «Prix Platinum» du meilleur documentaire ; «Prix Platinum» du meilleur commentaire en voix off ;« Prix Or» de la meilleur cinématographie ; «Prix Or» pour la meilleure trame sonore ; «Prix Or» pour la meilleure animation ; «Prix Platinum» pour la meilleure réalisation. Sa sortie en DVD est prévue pour l’automne 2016.

Un aspect intéressant du documentaire est l’utilisation d’illustrations de l’artiste bédéiste Coralie Nagel /Conie Co, afin de présenter certains chapitres de la vie des Brontë de même que leurs romans.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Les enfants Brontë inventent leur monde imaginaire © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Voici une compte-rendu du documentaire :

«Son premier film, Morgan Rauscent la mûrement réfléchi. L’idée lui est venue en 2003, lors d’un voyage d’étude à Londres. Des lors, l’idée a eu le temps de faire son bout de chemin. Si le projet a rencontré quelques difficultés de production, ce film a enfin pu voir le jour grâce à un financement participatif. Achevé, il y a tout juste quelques jours pour sa première diffusion lors du festival, le résultat est loin de décevoir.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Charlotte découvre les poèmes d’Emily © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Certes, il ne surprend guère dans sa forme et ne révolutionne pas le genre documentaire. Le mélange entre interviews et zooms sur des images illustratives n’est pas nouveau. Quoi qu’il en soit, ce choix esthétique n’empêche en rien de se laisser captiver par l’histoire. L’illustration d’un passage du film en ombres chinoises ( Les Hauts de Hurlevent, avec les marionnettes de Marie Sergent) fonctionne parfaitement, et est pour le coup, originale.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Anne et Charlotte révélant leurs identités chez l’éditeur de «Jane Eyre» © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Et puis, il paraît difficile de reprocher les images qui ont été choisies, tant celles-ci sont belles. Comment se lasser des paysages si particuliers et de cette ambiance tellement magique du Yorkshire? Les illustrations à proprement parler servent très bien le propos, qu’ils s’agissent de peintures, de gravures ou encore de dessins, d’ailleurs très bien exécutés. Tout cela est entre-coupé avec le dessin en train de se faire d’une carte au motif Tolkenien.

 Jane Eyre © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Jane Eyre © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

L’ensemble du film est au final très bien monté, et l’alternance de ces différentes illustrations toujours pertinentes. Outre ces images explicatives, les interviews de grands universitaires anglais sont toujours claires et justes. Le réalisateur a choisi les meilleurs. Et puis, un documentaire, c’est avant tout permettre d’expliciter un fait, une histoire. Ici, cette dernière est toujours claire, et de surcroît, très bien racontée par un conteur à la voix entraînante. La musique, création originale, rajoute d’autant plus de lyrisme et de charme à ce film.

Les Hauts de Hurlevent © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Les Hauts de Hurlevent © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Et oui, car si la forme est intéressante, n’en n’oublions pas le contenu ! Les fameuses sœurs Brontë. Si le documentaire le fera bien évidement mieux que nous, rappelons néanmoins quelques points phares pour vous mettre en appétit. La famille Brontë est ce qu’on pourrait appeler une famille d’artistes. Les trois sœurs, Anne, Emily et Charlotte, ont commencé très jeunes à écrire des poèmes. Puis, chacune d’elles a écrit des romans. Charlotte en a écrit quatre, et c’est en cela la plus citée, mais l’œuvre des deux autres n’est pas à laisser de côté. C’est bien en cela que le film de Morgan Rauscent est intéressant. Il ne se focalise pas sur une sœur ou une œuvre en particulier, mais tente au contraire de s’ouvrir à la famille entière et les différents modes de vies. C’est même en ayant vu les erreurs et ce défaut-là dans d’autres documentaires qu’il a été convaincu de son parti pris. Connaisseur ou non de l’histoire des sœurs Brontë, le spectateur se laisse porter par ce qui nous est conté, et on découvre avec plaisir cette littérature anglaise pas toujours connue.

Shirley © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
Shirley © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Le petit plus du film ? La lecture de quelques poèmes par une actrice à la voix particulièrement forte et émouvante. Ces lectures imposent certes une pause dans le récit, mais ont aussi une autre fonction : celle de donner d’avantage encore envie de lire les poèmes des sœurs, moins connus que leurs romans. Et, visiblement à tort. Les extraits choisis, murmurés sur la toile de fond de landes anglaises pluvieuses, nous emportent immédiatement.

La locataire de Wildfell Hall © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015
La locataire de Wildfell Hall © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Pour résumer, il s’agit d’un film documentaire classique dans sa forme, mais efficace sans aucun doute. Pour ceux qui auraient envie de découvrir leurs œuvres et la littérature anglaise, ou qui auraient envie d’approfondir leurs connaissances, n’hésitez pas ! Ce documentaire est fait pour vous. Sortie DVD/Bluray prévu dans un an, mais vous pouvez retrouver d’autres dates de diffusion en salle sur leurs pages Facebook. »

L’envollée culturelle | par Marie-Lou Monnot

Page officielle du film Finding Gondal

Nouveau documentaire en français sur les Brontë

Finding Gondal[1]Grâce au financement collectif sur Internet touscoprod (complété avec succès), un nouveau documentaire en français sur les Brontë est en préparation. «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë» sera réalisé par Morgan Rauscent.

Diplômé de l’université Lyon 2 et co-fondateur du collectif Mac Guffin, avec lequel il produit et réalise de nombreux courts métrages, Morgan Rauscent  s’aventure seul en 2008 dans l’univers enrichissant de l’enseignement tout en poursuivant sans relâche son activité de scénariste et de réalisateur. Quatre ans plus tard, il pose ses valises à Londres et c’est là que l’aventure « Finding Gondal – L’histoire des Brontë » commence. Voici comment il présente son nouveau documentaire.

«L’histoire des Brontë se suffit à elle-même, nul besoin de la mystifier. Beaucoup de mythes ont entouré leur vie, entretenant la légende d’une fratrie malheureuse et repliée dans une vie monacale. Mais en se plongeant plus profondément dans leur histoire, on se rend compte qu’elles avaient une réelle connexion avec le monde. L’universitaire Sally Shutterworth, l’une des intervenantes du film, érige même Charlotte comme une représentante de la pensée et des mœurs de son époque. C’est de ce point de vue que j’ai pensé et construit ce film, en parcourant bon nombre d’ouvrages et d’essais, et en choisissant méticuleusement les intervenants :

Sally Shuttlerworth – Professeure au St-Anne’s College de l’université d’Oxford, elle a consacré une grande partie de sa vie à la recherche sur l’époque victorienne, notamment sur les liens unissant la science et la littérature. Elle est l’auteur du livre «Charlotte Brontë and Victorian Psychology».

Josephine McDonagh – Professeure responsable du département d’anglais du King’s College de Londres. Spécialiste de la littérature du XIXe siècle, elle a écrit la préface de la dernière édition de «The Tenant Of Wildfell Hall» et de nombreux essais sur Anne Brontë.

Sophie Gilmartin – Doctoresse à l’université Royak Holloway de Londres, elle est spécialisée dans la littérature du XIXe siècle, en particulier les femmes. Elle enseigne et écrit sur l’œuvre d’Emily Brontë, aussi bien sur les «Hauts de Hurlevent» que sur les poèmes.

Diane Purkiss – Historienne et professeure au Keble College de l’université d’Oxford, elle se consacre aux recherches unissant la littérature et la sorcellerie ou le fantastique. Elle a écrit de nombreux livres et essais, notamment sur les fantômes et le Yorkshire.

Shahidha Bari – Enseignante à l’université de Londres Queen Mary, elle se consacre principalement aux « Gender studies ». Elle intervient régulièrement à la BBC,  que ce soit en radio ou en télévision. Elle a publié des essais sur le «genre» dans l’œuvre de Charlotte Brontë.

Ivan Radford – Journaliste du cinéma et écrivain. Il intervient sur des dossiers pour le «Guardian» et autres journaux britanniques. Il a créé aussi un «Iflick», un site internet de critiques de films décalées, qui rencontra immédiatement un succès à Londres.

Principaux lieux visités

Les paysages ont une grande importance dans le film. Je veux immerger le spectateur dans cet univers et dans la beauté de la lande du comté de Bradford ou les côtes sauvages de Witby. A plusieurs reprises, des lectures de poèmes interviendront dans le film, notamment concernant la mort d’Anne, enterrée sur les falaises de Scarborough.

Le Brontë Parsonage Museum – Musée sur la vie des sœurs Brontë et sur leurs œuvres. Des pièces uniques concernant les premiers écrits, et sur ce qu’était le quotidien des trois sœurs.

Haworth – Juste au pied du presbytère se trouve le cimetière du village, et à quelques mètres, l’église où officiait Patrick Brontë. Cet ensemble se situait au sommet du village, où l’on apercevait également l’école dans laquelle Charlotte et Emily ont enseigné.

East Riddlesden Hall – Un manoir du XVIIe siècle, lieu de tournage pour une adaptation des «Hauts de Hurlevent». Il aurait été une des inspirations pour les trois sœurs, notamment pour Thornfield Hall dans Jane Eyre.

Ponden Kirk – Ce gigantesque rocher gisant aux abords d’une falaise était un des endroits préférés d’Emily, il est devenu « Penistone Crags » dans les «Hauts de Hurlevent».

Top Withens – Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage pour les fans des «Hauts de Hurlevent». Il ne reste que les ruines de cette maison perdue au milieu de la lande. C’est surtout à cause de sa situation géographique qu’il est assimilé à la demeure d’Heatcliff.

Scarborough – Principale station balnéaire du Yorkshire à l’époque, Anne venait y passer ses étés avec la famille Robinson, dont elle était la gouvernante. Plus tard, affaiblie par la tuberculose, elle a tenu à y être transportée, pensant que l’air marin pouvait la sauver.

North York Moors National Park – Cette région du Yorkshire présente des paysages différents de ceux entourant Haworth. Emily et Anne l’affectionnaient particulièrement, plusieurs poèmes et histoires lui sont dédiés.

Où va être diffusé le film ? Pour commencer, une fois terminé, le film sera proposé aux bibliothèques. Le musée des sœurs Brontë de Haworth veut proposer le film à ses visiteurs. Nous espérons également diffuser le film sur des chaines culturelles en France, Angleterre et Belgique. Enfin, le film sera proposé à tous les principaux festivals de films documentaires.»