Le papier, l’écritoire et la plume

© To Walk Invisible

Le son de la plume qui gratte le papier a résonné pendant de nombreuses années dans la salle à manger du presbytère d’Haworth. Lors de la rédaction de leurs romans et la préparation des copies pour les éditeurs, Charlotte, Emily et Anne disposaient leurs écritoires autour de la lampe au milieu de la table et travaillaient de concert, en silence, couvrant des rames et des rames de papiers avec leurs fines écritures. Elles formaient toutes les trois le plus fascinant des cercles littéraires de toute l’histoire de la littérature. Lire la suite de « Le papier, l’écritoire et la plume »

L’écrin gris-bleu de l’écriture

© Geneviève Dael
© Geneviève Dael

Dans ses mémoires publiés en 1871, Ellen Nussey  évoquait sa première visite chez son amie Charlotte Brontë au presbytère d’Haworth, en 1833. À cette époque, la majorité des murs de la maison des écrivaines anglaises étaient teints en gris-bleu «gorge de pigeon», dont on voit encore quelques vestiges dans la chambre d’enfants à l’étage du Musée Brontë. Certains biographes ajoutent que la maison était alors exempte de rideaux et de tapis, le révérend Patrick Brontë craignant particulièrement les incendies.  Lire la suite de « L’écrin gris-bleu de l’écriture »

Noël avec les Brontë – Lettre à Southey

© Mark Davis

En décembre 1836, Charlotte Brontë s’interroge sur son avenir suite à quelques mauvaises expériences de travail à titre d’enseignante. Elle demanda alors un avis professionnel à Robert Southey au sujet de son talent littéraire. Écrivain romantique anglais, Southey était avant tout célèbre pour sa poésie, mais il avait également écrit de nombreuses biographies. Heureusement pour nous, Charlotte ne suivit pas ses conseils, profondément empreints de misogynie. Lire la suite de « Noël avec les Brontë – Lettre à Southey »

Noël avec les Brontë – Gâteau aux épices du Yorkshire

Pendant la période des fêtes, Charlotte Brontë utilisait une recette semblable à celle-ci pour fabriquer des gâteaux aux épices, qu’elle distribuait auprès des paroissiens d’Haworth. Ce met traditionnel du Yorkshire, remontant au Moyen-Âge, était cuisiné dans tous les foyers pour être offert aux invités ou en cadeaux. Ses ingrédients ? Très simples : farine, beurre, raisins secs, sucre, œufs, zeste d’orange et de citron, levure, muscade, cannelle. Lire la suite de « Noël avec les Brontë – Gâteau aux épices du Yorkshire »

Le masque

Le révérend Patrick Brontë écrivit un jour à la biographe de Charlotte Brontë, Elizabeth Gaskell, afin de lui raconter une anecdote survenue pendant l’enfance de ses célèbres filles, vers 1824. Patrick encouragea ses enfants à s’exprimer en utilisant… un masque. Nous n’avons pas de détail sur la manière exacte dont l’interrogatoire s’est déroulé, ni sur le masque lui-même. Les érudits cherchent encore aujourd’hui à tirer de ce curieux témoignage une signification qui pourrait nous révéler quelques secrets au sujet de l’enfance des sœurs Brontë. Lire la suite de « Le masque »

Haworth au temps des Brontë

La compréhension de la vie et de l’œuvre des sœurs Brontë prend une signification particulière lorsqu’on les superpose à l’environnement du XIXe siècle où elles ont vécu. À l’époque des Brontë, le village d’Haworth était un endroit très malsain. Dans un rapport publié en 1850, on estimait que l’espérance de vie moyenne à Haworth était de 25 ans et de 40% des habitants mourraient avant d’avoir atteint l’âge de six ans.  Lire la suite de « Haworth au temps des Brontë »

L’influence paternelle

Qualifié souvent d’excentrique, le révérend Patrick Brontë a offert à ses filles une éducation peu commune pour l’époque. Ils encouragea leur liberté et leur curiosité intellectuelles dans une approche narrative du savoir tout à fait originale. Issu d’une famille irlandaise de dix enfants, d’un milieu paysan très modeste, Patrick Brontë parviendra, à force de volonté et de talent, à mener de brillantes études à l’Université de Cambridge. Il a par la suite encouragé l’éducation de ses enfants (filles et garçon) d’une manière complètement en décalage avec les habitudes de son époque. Lire la suite de « L’influence paternelle »

Le piano des Brontë

La musique a certainement contribué à tempérer la gravité de la vie des Brontë au presbytère d’Haworth. Nous savons que les trois sœurs et leur frère Branwell prenaient des leçons avec Abraham Starsfield Sunderland, organiste de l’église paroissiale de Keighley dans les années 1830. Le piano avec lequel ils ont développé leurs talents musicaux est toujours conservé au musée Brontë. Ce piano droit, installé dans le bureau du révérend Patrick Brontë, a été fabriqué par John Green de Soho Square, à Londres, au début du XIXe siècle.  Lire la suite de « Le piano des Brontë »

Noël chez les Brontë

Comment les sœurs Brontë fêtaient-elles Noël ? La réponse est simple : nous ne le savons pas. Nous pouvons concevoir qu’aller à l’église le 25 décembre était bien sûr obligatoire pour les filles du révérend Patrick Brontë. Mais encore ? L’experte mondiale des Brontë, Dr Juliet Barker, mentionne que la volumineuse correspondance des célèbres écrivaines ne comporte que de très rares mentions concernant la Fête de Noël. L’une d’elles, datée de 1854, évoque Charlotte et son mari distribuant de l’argent auprès de paroissiens démunis. Lire la suite de « Noël chez les Brontë »

Promenades intérieures

Je me souviens d’un passage de la biographie de Charlotte Brontë par Elizabeth Gaskell où elle relate un rituel particulier des sœurs Brontë. Depuis leur jeunesse, Charlotte, Emily et Anne écrivaient ensemble dans la salle à manger du presbytère. Après le repas du soir, elles amorçaient une promenade à l’intérieur de la pièce. Lire la suite de « Promenades intérieures »