Sortie en DVD de «To Walk Invisible»

J’ai vraiment ADORÉ le téléfilm «To Walk Invisible» de la réalisatrice Sally Wainwright au sujet des Brontë, qui relate la période tourmentée où les trois sœurs ont décidé de publier leurs poèmes et leurs romans sous les pseudonymes masculins Currer, Ellis et Acton Bell. Même si aucune réalisation cinématographique ne peut rendre de façon parfaitement fidèle la réalité des Brontë telle qu’elles l’ont vécue, «To Walk Invisible» apporte un éclairage particulièrement percutant au sujet de leur vie et de leur dynamique familiale, de même que sur leurs tempéraments.

D’une part, Sally Wainwright recherchait une reconstitution de l’environnement des Brontë qui soit la plus fidèle possible à leur époque. Les films et séries à propos du XIXe siècle nous en offrent souvent un portrait parfaitement récuré ; ce n’est pas le cas de «To Walk Invisible». La patine et la saleté de la vie quotidienne y sont soigneusement reconstituées, que ce soit dans le village d’Haworth ou dans les décors, à tel point qu’on a l’impression de faire un véritable voyage dans le temps.

D’autre part, la réalisatrice a réussi à établir un parfait équilibre des forces entre les trois sœurs Charlotte, Emily, Anne et leur frère Branwell, grâce entre autres à des dialogues riches et incarnés, de même qu’à une excellente distribution (Finn Atkins, Chloe Pirrie, Charlie Murphy, Adam Nagaitis). Par ailleurs, dans la plupart des films ou téléfilms, Anne restait souvent une figure beaucoup plus effacée comparée à l’ambitieuse Charlotte et à la puissante Emily. Ce n’est heureusement pas le cas ici ; l’auteur d’«Agnes Grey» et de «La locataire de Wildfell Hall» bénéficie enfin d’une interprétation digne de son importance dans cette triade : douce, oui, mais avec un jugement particulièrement lucide et pénétrant (Charlotte disait d’Anne qu’elle était la plus «philosophe» des trois). Les problèmes d’alcool de Branwell y sont également traités sans complaisance, pesant de tout leur poids sur la vie des membres de la famille, surtout le père, le révérend Patrick Brontë (Jonathan Pryce). L’ami d’enfance de Charlotte Brontë, Ellen Nussey (Gracie Kelly), tient également une place non négligeable dans cette réalisation, d’une part en tant que confidente (plusieurs extraits des lettres de Charlotte à Ellen sont lus en voix off pendant les 2/3 du téléfilm) puis en personne lorsqu’elle rejoint les Brontë pour une visite, qui sera symboliquement déterminante dans la révélation de leur future postérité littéraire lorsque les trois sœurs et Ellen assistent à un étrange phénomène atmosphérique sur la lande (un beau clin d’œil au Romantisme, qui s’inspirait de la nature comme métaphore de l’événement intérieur).

Cette petite fenêtre temporelle que Sally Wainwright ouvre pour nous, avec minutie, dans la vie des Brontë possède sans aucun doute l’avantage de nous plonger avec beaucoup de réalisme dans leur univers (déboulonnant au passage quelques mythes tenaces au sujet des Brontë). Cependant, tous les événements importants qui ont précédé cette période de leur vie y sont évoqués, à mon sens, de façon parfois inégales (et par le fait même peut-être un peu confondante pour ceux qui sont moins familiers avec les Brontë). Je prends pour exemple cette longue scène où le personnage d’Emily décrit par le menu une histoire locale qu’elle a entendue lorsqu’elle travaillait comme institutrice à Halifax, qui serait à l’origine des «Hauts de Hurlevent». La réalisatrice semble vouloir contourner le manque d’information au sujet d’Emily Brontë afin d’expliquer l’existence de ce roman complexe, troublant et controversé, en le réduisant à une simple relecture romanesque d’un fait divers. Les autres romans de Charlotte et d’Anne puisent pourtant directement aux sources de leurs existences, comme l’évoquent les quelques phrases des dialogues à ce sujet… Quoi qu’il en soit, c’est là mon seul bémol, au sujet de «To Walk Invisible» et je le recommande chaleureusement à tous ceux qui apprécient les Brontë, de même qu’à ceux qui souhaitent les découvrir.

«To Walk Invisible» est maintenant disponible en DVD, entre autres chez amazon.com.

Lettres choisies de la famille Brontë (1821-1855)

Bonne nouvelle ! Un tout nouveau livre en Français au sujet des Brontë vient de paraître (13 avril !) aux éditions Quai Voltaire, La Table Ronde. Il s’agit d’une sélection de quelques centaines de lettres des Brontë, traduites par Constance Lacroix. Cet ouvrage vient à propos pour combler un manque, puisque la correspondance des Brontë demeurait jusqu’à maintenant publiée surtout en Anglais (quelques extraits furent traduits, entre autres dans le livre «Le secret des Brontë» de Charlotte Maurat paru en 1967 aux éditions Buchet/Chastel). Voici ce que nous en dit le quatrième de couverture :

«Les œuvres des sœurs Brontë sont presque devenues des lieux communs. Et pourtant leur correspondance reste méconnue, a fortiori en France où elle n’a pas encore été traduite. Parmi les quelque mille lettres recensées par Margaret Smith dans l’édition originale (The Letters of Charlotte Brontë, 3 vol., 2004), le présent recueil en réunit plus de trois cents.

C’est à son amie et confidente Ellen Nussey que sont adressées la plupart des lettres de Charlotte Brontë. D’une humilité extrême et d’une plume franche, tantôt pleines de véhémence, tantôt d’une infinie mélancolie, elles sont aussi empreintes d’un humour effronté et témoignent du regard affûté que l’écrivain portait sur la société de son temps.

La correspondance avec ses éditeurs londoniens et les cercles d’intellectuels qu’elle rencontre par leur biais (Thackeray, Wordsworth, Lewes ou Elizabeth Gaskell, pour ne citer qu’eux), témoigne d’une intelligence supérieure. Mais dans son œuvre comme au quotidien, jamais la jeune femme ne place l’art au-dessus de la vie. Son credo est clair : l’expression ne doit pas dépasser la pensée, ni la carrière la vie de famille. Durant sa courte existence, Charlotte s’éloigne rarement de la cure de Haworth et de ses landes natives. C’est là qu’elle mène, avec son frère et ses sœurs, une vie de réclusion, et qu’elle les veille un à un dans leurs derniers instants. De ses deuils, il reste des lettres magnifiques et pudiques.

Cet autoportrait non prémédité, plus exact et émouvant qu’une monographie, se complète par les lettres de sa famille qui ont été conservées. Celles de son frère Branwell décrivent la déchéance d’un esprit prometteur. Celles d’Emily sont d’une rareté et d’une austérité caractéristiques. À l’approche de sa mort, Anne laisse des lettres en forme de professions de foi. Quant au père Brontë, il révèle une tendresse et un humour inattendus, bien loin des traits sévères sous lesquels on l’avait dépeint.»

France Culture

Merci à l’une de mes lectrice (Akem Syl’) qui m’a informée que la station de radio France Culture avait utilisé la bannière de mon blogue pour faire la promotion (entre autres sur Twitter) d’une émission spéciale au sujet des Brontë, diffusée au début du mois de mars. La bannière de mon blogue est un collage que j’ai réalisé avec un tableau de John William Inchbold (Moorland, 1855) et le tableau de Branwell Brontë représentant ses trois sœurs (portrait dit «à la colonne», 1834).

Relecture de «Villette», le chef-d’œuvre méconnu de Charlotte Brontë (6)

Après l’incursion de Ginevra Fanshawe, Lucie Snowe peaufine par ses minutieuses observations sa compréhension du comportement complexe de son employeuse, madame Beck. Admirative devant sa force inébranlable, elle dénonce par ailleurs l’évident manque de cœur derrière sa façade doucereuse : «Indulgente envers tout le monde, elle ne témoignait de tendresse particulière à personne.» p 511

Ce trait de caractère d’acier est entre autres mis en relief dans la relation qu’entretien Madame avec ses propres enfants. L’une d’elle, charmante mais intrépide, se casse un jour le bras en tombant dans un escalier. Sans perdre son sang-froid et son calme légendaire, madame Beck envoya tout simplement quérir le vieux médecin de la famille. Celui-ci étant malheureusement engagé ailleurs, ce fut un collègue, le jeune docteur John, qui vint au pensionnat.

L’arrivée imprévue de ce beau et charmant docteur causa tout un émoi dans l’établissement, à tel point qu’il fût sollicité à maintes reprises pour des maux plus ou moins factices. Même l’inébranlable madame Beck fut sensible à ses charmes, bien que seul la très perspicace Lucy Snowe fût à même d’observer chez cette femme passée maître dans l’art de la dissimulation certains changements dans son comportement, propres à trahir une faiblesse toute féminine, bien que momentanée.

L'Allée défendue, pensionnat Héger
L’Allée défendue, pensionnat Héger

Dans le chapitre suivant, l’auteure Charlotte Brontë entraîne son héroïne dans une profonde introspection, nous livrant du même souffle une saisissante confession au sujet d’elle-même. En nous présentant le vieux jardin derrière le pensionnat, elle s’attarde plus particulièrement à un sentier ombragé et négligé, dont l’accès est strictement interdit aux élèves et qu’on nomme «l’allée défendue». Lucy Snowe aime se promener et se recueillir dans cette allée tranquille, surtout le soir. Le spectacle d’un croissant de lune au-dessus du jardin la ramène soudain à ses souvenirs d’enfance. À travers les mots de son personnage, Charlotte Brontë nous laisse alors entrevoir une part des plus intime de son être, dominée par le pouvoir salvateur de l’imagination et de son monde intérieur, exacerbée par ailleurs d’une manière tout à fait propre au Romantisme par les phénomènes atmosphériques :

«Ah ! Mon enfance ! Des sentiments… je n’en manquais pas et toute passive que fût ma vie, toute taciturne que je fusse et froide que je puisse paraître, je n’étais pas insensible. Mais il valait mieux être stoïque en face du présent… et faire la morte face à l’avenir – à un avenir comme celui qui m’attendait. Et je réfrénais soigneusement la vivacité de mon tempérament en une catalepsie de commande.

À cette époque, bien des choses suffisaient pour m’émouvoir : je craignais, par exemple, certains phénomènes du temps, parce qu’ils réveillaient en moi l’être que je m’efforçais toujours d’endormir et excitaient des désirs qu’il m’était impossible d’assouvir. Un orage éclata, une nuit ; une sorte d’ouragan nous secoua dans nos lits : affolées, les catholiques se levèrent pour se confier à leurs saints. En ce qui me concernait, la tempête tyrannique me maîtrisa : profondément remuée, je me vis contrainte de vivre. […] j’éprouvais trop de plaisir à demeurer au milieu de cette nature déchaînée, dans cette nuit noire que le roulement du tonnerre emplissait de rumeurs – il chantait une ode assourdissante telle qu’aucun langage humain n’en exprima jamais : le spectacle de ces nuages que sillonnaient et illuminaient des éclairs aveuglants de blancheur était trop magnifique.

À ce moment – et cela dura près de vingt-quatre heures – j’avais une envie folle de me voir enlevée par n’importe quoi, tirée de mon existence actuelle, menée au loin, vers des buts plus élevés. Mais ce désir, comme tous ceux du même genre, je devais l’étouffer…» pp 526-527.

Par contraste avec madame Beck, Lucy est réservée et effacée par nécessité au regard de sa condition, plutôt que dissimulatrice par soucis de contrôler tout et tout le monde ; ce masque qu’arbore Lucy cache des émotions profondes et incandescentes, qui font paraître bien pâles et superficiels les émois passagers de Madame. Rappelons-nous que ce roman puise directement dans l’expérience de Charlotte Brontë au pensionnat de madame Héger à Bruxelles, où elle tomba follement amoureuse de l’époux de la directrice, monsieur Héger. Celui-ci étant tout à fait indifférent aux sentiments de Charlotte (et fort heureux en ménage), sans doute l’auteure de Villette aura voulu, par ce contraste entre Lucy et madame Beck, s’attribuer au moins le mérite d’avoir ressentie la passion la plus puissante face à sa rivale.

Si c’est le cas, Charlotte Brontë aura très vite puni son héroïne pour cette complaisance, puisqu’un étrange petit coffret en ivoire tombe soudain au pied de Lucy dans «l’allée défendue», depuis une fenêtre de la façade de l’immeuble adjacent. Il contient un billet doux, mais pas à l’intention de Lucy. S’adressant à son aimée qu’il croit être dans «l’allée défendue» à la place de l’héroïne (qu’il voit de loin à travers le feuillage des arbres), l’auteur du billet décrit au contraire Lucy en ces termes, à sa douce : «…le professeur d’anglais, ce dragon… une véritable bégueule britannique à ce que vous dites… espèce de monstre, brusque et rude comme un vieux caporal de grenadiers, et revêche comme une religieuse.» p. 529

Voilà des mots bien cruels qui, comme une gifle, ramène Lucy à la nécessité de sa réserve, de même qu’à son existence terne et sans joie. Qui sait, Charlotte Brontë aura sans doute elle-même vécu un jour la douloureuse déchirure de ce genre de revers, complexée qu’elle était de son apparence des plus quelconque au milieu des élégantes Bruxelloises, consciente également de son tempérament austère de fille de pasteur anglais et pauvre dans ce pensionnat aisé et animé.

Source : Villette, Charlotte Brontë, traduction Gaston Baccara, édition Robert Laffont 1990.

Quelques mises à jour

inconnu-message-aux-internautesChères lectrices, chers lecteurs,

Le temps me manque ces derniers temps pour accorder à ce site toute l’attention que je souhaiterais, mais j’ai quand même fait quelques mises à jour qui, je l’espère, sauront vous plaire.

D’une part, les documentaires «Being the Brontës», «The Brilliant Brontë Sisters» et «In Brontë Footsteps: Tracy Chevalier visits Wycoller», tous produits en 2016, ont été ajoutés à la page Vidéos. J’ai également mis à jour l’article «Le vrai visage de Charlotte ?» avec une légère modification du portrait et l’ajout d’un dessin original de Charlotte Brontë. Les Mood Boards ont été intégrés dans les pages «Anne Brontë», «Charlotte Brontë» (en construction) et «Emily Brontë» (en construction). J’ai également créé une nouvelle page regroupant mes petites créations de portraits des sœurs Brontë. La fonctionnalité de certains hyperliens a également été améliorée.

À bientôt !

Louise Sanfaçon

Recréation du portrait de groupe dit «au fusil » pour le tournage de «To Walk Invisible»

© James Fortune-Clubb
© James Fortune-Clubb

Le 23 janvier 2017, James Fortune-Clubb a publié sur Facebook (page «I love Haworth and the Brontë Parsonage) une photographie qui m’a particulièrement interressée : une reconstitution d’un portrait disparu des Brontë dans le cadre du téléfilm produit par la BBC en 2016 «To Walk Invisible». Cette photo fut prise lors de la conférence de la Société Brontë «Building the Brontës», offerte le 21 janvier par Grant Montgomery, responsable des décors de «To Walk Invisible».

Le portrait de groupe dit «au fusil» fut peint par Branwell Brontë vers 1833-1834. Peu après 1861, soit environ six ans après le décès de son épouse Charlotte (en 1855), Arthur Bell Nicholls détruisit le tableau sous prétexte qu’il n’était pas ressemblant. Il conserva seulement un fragment, soit le portrait d’Emily Brontë, qui lui sembla sans doute plus fidèle au modèle. Le veuf emporta en Irlande ce fragment, de même que le portrait des Brontë dit «à la colonne» datant de la même époque. Ces tableaux ne furent retrouvés qu’en 1914, après sa mort, pliés au-dessus d’une armoire.

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Emily par Branwell Brontë (portrait de groupe dit «au fusil» c.1833) – National Portrait Gallery, Londres, Angleterre.

Heureusement, avant la destruction du tableau par Arthur Bell Nicholls, l’ami de la famille Brontë (et papetier d’Haworth) John Greenwood réalisa un calque des portraits à partir du tableau original.

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De gauche à droite, Anne, Charlotte et Emily Brontë, calques de John Greenwood, d’après le tableau original de Branwell Brontë.

Pendant de nombreuses années, ces calques, de même qu’une gravure de 1879, furent les seuls vestiges de ce tableau détruit…

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Reconstitution du portrait de groupe dit «au fusil», gravure, 1879. De gauche à droite : Anne, Charlotte, Branwell et Emily Brontë.

…jusqu’à ce qu’en 1989 une photographie du tableau fut retrouvée, réalisée à partir d’un daguerréotype datant de la période 1858-1861.

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Aussi fascinante que puisse être la reconstitution de ce tableau, réalisé par l’artiste Timna Woollard pour la production de «To Walk Invisible», elle comporte malgré tout une erreur* importante.

© Timna Woollard - Reconstitution du portrait de groupe dit «au fusil» par «To Walk Invisible» 2016. De gauche à droite : Emily (Chloe Pirrie), Charlotte (Finn Atkins), Branwell (Adam Nagaitis) et Anne (Charlie Murphy).
© Timna Woollard – Reconstitution du portrait de groupe dit «au fusil» par «To Walk Invisible» 2016. De gauche à droite : Emily (Chloe Pirrie), Charlotte (Finn Atkins), Branwell (Adam Nagaitis) et Anne (Charlie Murphy).

En effet, Emily et Anne ont été interverties dans cette reconstitution ! J’ai du mal à m’expliquer ce choix, étant donné le grand soucis d’authenticité qui fut apporté à la production de «To Walk Invisible», et d’autant plus que le fragment représentant Emily est assez célèbre. Quoi qu’il en soit, cette reconstitution demeure fascinante puisqu’il ne reste que très peu de portraits des sœurs Brontë.

*MISE À JOUR DU 26 JANVIER 2017 : le commentaire de Cristina indique qu’il ne s’agit pas d’un erreur de la production de «To Walk Invisible», mais un choix délibéré en référence à une théorie qui circule depuis quelques décennies, à l’effet que le fragment rescapé du portrait de groupe dit «au fusil» serait en fait le portrait d’Anne et non celui d’Emily. Bien que, pour ma part, je crois que ce fragment restitue le portrait d’Emily, le menton en retrait d’Anne n’y étant pas représenté de façon convaincante selon moi, il est intéressant de se poser la question quant au véritable modèle de ce portrait, a fortiori au regard du témoignage de l’amie d’enfance de Charlotte, Ellen Nussey, qui indique qu’Emily et Anne se ressemblaient beaucoup.

Première de «To Walk Invisible» le 29 décembre 2016

«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016

Le nouveau téléfilm relatant la vie des Brontë «To Walk Invisible» sera diffusé en première le jeudi 29 décembre 2016 à 21 heures sur les ondes de BBC 1. Il présente sous un nouveau jour l’extraordinaire famille du XIXe siècle, en mettant l’accent sur la période adulte des trois sœurs qui, malgré les obstacles qu’elles rencontrent et leur frère alcoolique (Branwell), sortent de l’obscurité pour produire certains des plus grands romans de la littérature anglaise.

«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016

Pour la réalisatrice Sally Wainwright «Le plus grand défi aura été l’invention des dialogues, afin de les rendre les plus authentiques et vivants possible. Quand les spectateurs vont regarder «To Walk Invisible», je veux qu’ils aient l’impression d’être transportés dans le temps. Il ne s’agit pas d’une version édulcorée ou vernie de l’époque des Brontë, je voulais présenter leur univers de la façon la plus réaliste possible

«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016

La distribution du téléfilm :

Anne Brontë : Charlie Murphy

Branwell Brontë : Adam Nagaitis

Charlotte Brontë : Finn Atkins

Emily Brontë : Chloe Pirrie

Patrick Brontë : Jonathan Price

«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
«To Walk Invisible» 2016
Branwell dans «To Walk Invisible» 2016

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