Découverte de textes inédits de Charlotte Brontë

Southey-BronteUne nouvelle et un poème rédigés par Charlotte Brontë ont été récemment découverts dans un livre appartenant à la mère de la romancière.

Maria Brontë mourut alors que ses six enfants – dont les auteures Emily, Charlotte et Anne Brontë – étaient encore enfants. Parmi les quelques biens qu’elle a laissés à sa descendance figure une copie du livre de Robert Southey Les Vestiges de Henry Kirke White, qui a été «très prisé» par la famille, selon la Société Brontë. Farcis d’annotations et d’esquisses par divers membres de la fratrie, le volume que vient d’acquérir la société contient également des manuscrits inédits de Charlotte adolescente, coincés parmi les pages.

«Nous savions que le livre existait, mais nous ne savions pas qu’il contenait ces documents», a déclaré la porte-parole de la Société Brontë, Rebecca Yorke. «Ces textes n’ont jamais été publiés et n’ont jamais fait surface avant aujourd’hui.»

La famille Brontë a vendu le livre après la mort du père de Charlotte en 1861. L’ouvrage a voyagé de Haworth vers les États-Unis, où il a finalement terminé sa course dans les mains d’un collectionneur américain. Pour rapatrier ce livre, la Société Brontë a reçu 170 000 £ de la National Heritage Memorial Fund, de même qu’un financement du Fonds d’acquisitions du V&A et des Amis des bibliothèques nationales.

Ces écrits inédits de Charlotte, datés de 1833 (elle avait alors 17 ans) portent sur le monde fantastique d’Angria, imaginé avec son frère Branwell. Ce monde imaginaire a joué un grand rôle dans leurs vies ; tout ce qu’ils lisaient et tous ceux qu’ils rencontraient à Haworth étaient inclus dans leurs récits. La nouvelle décrit entre autres une flagellation publique et une caricature du révérend John Winterbottom, un adversaire religieux de Patrick Brontë ; le poème parle pour sa part de Mary Percy, la femme du roi d’Angria, Zamorna.

Selon la Société Brontë, le livre de Southey est l’une des rares possessions de Maria Brontë, puisque la malle contenant tous ses biens a fait naufrage au large de la côte du Devon peu de temps avant son mariage avec Patrick Brontë en 1812. Il a également été annoté en latin par Patrick : «Le livre de ma chère épouse, sauvé des flots. Ainsi donc, il sera toujours préservé.»

The Guardian

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