Meilleurs voeux du temps des Fêtes à mes lectrices et lecteurs

© Amanda White

© Amanda White

Invitations pour le mariage de Charlotte Brontë

Une copie de la robe et de la coiffe de mariage de Charlotte Brontë, exposées au Musée Red House.

Une copie de la robe et de la coiffe de mariage de Charlotte Brontë, exposées au Musée Red House.

Les résidents du village d’Haworth dans le Yorkshire (Angleterre) sont invités par la BBC à former une haie d’honneur sur la Rue de l’Église pour la reconstitution du mariage de Charlotte Brontë et d’Arthur Bell Nicholls (1854), qui aura lieu le mois prochain.

La chaîne BBC Bristol reconstitue en effet cette cérémonie dans le cadre de la série télévisée Vivre comme les Brontë, qui devrait être diffusée en 2016 pour marquer le 200e anniversaire de la naissance de Charlotte Brontë. Le tournage de cette télésérie est réalisé avec le soutien du personnel du Musée Brontë à Haworth.

La porte-parole du musée, Rebecca Yorke, déclare : «Haworth et le presbytère sont de merveilleux endroits pour le cinéma et la télévision et, avec l’année du bicentenaire de la naissance de Charlotte qui va bientôt s’amorcer, nous recevons encore plus de demandes que d’habitude de la part des médias. Nous sommes très heureux de travailler avec BBC Bristol pour son documentaire Vivre comme les Brontë et nous sommes impatients de les accueillir au presbytère le mois prochain

Le tournage aura lieu à l’extérieur du Musée Brontë, le 11 décembre 2015. Toute personne intéressée doit communiquer avec rebecca.yorke@bronte.org.uk afin de recevoir de plus amples informations.

Vivre comme les Brontë sera diffusé au Royaume-Uni au printemps prochain en deux épisodes de 60 minutes. Avec l’aide d’un éventail d’experts, en reconstituant la vie quotidienne des Brontë, en visitant les lieux clés de leur existence, en se plongeant dans leurs lettres et leurs journaux et en explorant le caractère de chacune des trois sœurs et leurs interactions l’une avec l’autre, les spectateurs de la télésérie découvriront ces écrivaines, leurs romans et leurs sources d’inspiration.

Keighley News

MISE À JOUR DÉCEMBRE 2015 : PHOTOS DU TOURNAGE !

© Paul Jones

© Paul Jones

© Paul Jones

© Paul Jones

© Paul Jones

© Paul Jones

 

Le vrai visage de Charlotte ?

Charlotte Brontë par George Richmond, c.1850 / Charlotte Brontë par Louise Sanfaçon 2015 - d’après le portrait de Richmond, respectant les descriptions de Charlotte par ses contemporains : «front exceptionnellement proéminant, grands yeux expressifs, bouche large, tordue et affaissée en raison de nombreuses dents manquantes, grand nez, menton carré, tête qui donne l’impression d’être trop grande par rapport au corps.»

Charlotte Brontë par George Richmond, c.1850 / Charlotte Brontë par Louise Sanfaçon 2015 – d’après le portrait de Richmond, respectant les descriptions de Charlotte par ses contemporains : «front exceptionnellement proéminant, grands yeux expressifs, bouche large, tordue et affaissée en raison de nombreuses dents manquantes, grand nez, menton carré, tête qui donne l’impression d’être trop grande par rapport au corps.»

Lorsque le portrait de Charlotte Brontë, réalisé par l’artiste George Richmond, fut publié en frontispice de sa biographie en 1857, soit deux ans après sa mort à l’âge de trente-huit ans, il a attiré quelques commentaires acrimonieux de son ancienne amie Mary Taylor : «Je ne suis pas du tout favorable à l’idée de publier un portrait qui embellisse ses traits.» a-t-elle répliqué à la biographe Elizabeth Gaskell.  «J’aurais de loin préféré voir le vrai visage de Charlotte, avec les yeux et la bouche plus rapprochés, de même que son menton carré et son grand nez disproportionné

Mary Taylor n’était pas la seule personne à avoir remarqué le peu d’attrait qu’offrait l’apparence réelle de Charlotte Brontë. Elizabeth Gaskell avait d’ailleurs écrit qu’elle était «ordinaire et menue, avec une bouche tordue et un grand nez», ajoutant en privé qu’elle arborait également  «un visage rougeâtre, une grande bouche avec plusieurs dents manquantes, de même qu’un front proéminant et en surplomb. » L’éditeur George Smith avait lui-même été tellement impressionné par les proportions du front de Charlotte Brontë, qu’il l’emmena voir un phrénologue en 1851 pour qu’il soit analysé. Smith avait par ailleurs une opinion peu flatteuse des charmes physiques de Charlotte, affirmant que «sa tête semblait trop grande par rapport à son corps et que son visage était désavantagé par la forme tordue de la bouche et un teint brouillé».

Après sa rencontre avec l’auteure de Jane Eyre, le célèbre écrivain anglais William Thackeray affirma pour sa part que Charlotte Brontë avait un «visage avenant mais sans aucune beauté», tandis que sa fille Anne évoqua l’attitude défensive et quelque peu désagréable de leur invitée : «Je me souviens qu’elle fronçait les sourcils à chaque fois que je la regardais.»

Bien que ces jugements soient peu flatteurs, tous s’accordaient pour dire que Charlotte arborait tout de même une caractéristique exceptionnelle : de grands yeux brillants, avec un regard lumineux et pénétrant.

De ces descriptions, nous pourrions donc conclure que Charlotte Brontë avait un front particulièrement proéminant, de grands yeux expressifs, une bouche large mais affaissée en raison de nombreuses dents manquantes, de même qu’un grand nez (comme son père, dont elle disait qu’ils se ressemblaient tous les deux). Le portrait «embellissant» de Richmond évoque d’ailleurs, bien que de façon très discrète, ces caractéristiques.

Extrait de : THE TIMES (Literary supplement) | par Claire Harman

L’écrin gris-bleu de l’écriture

© Geneviève Dael

© Geneviève Dael

Dans ses mémoires publiés en 1871, Ellen Nussey  évoquait sa première visite chez son amie Charlotte Brontë au presbytère d’Haworth, en 1833. À cette époque, la majorité des murs de la maison des écrivaines anglaises étaient teints en gris-bleu «gorge de pigeon», dont on voit encore quelques vestiges dans la chambre d’enfants à l’étage du Musée Brontë. Certains biographes ajoutent que la maison était alors exempte de rideaux et de tapis, le révérend Patrick Brontë craignant particulièrement les incendies.

En façade, les fenêtres du presbytère donnaient sur un petit jardin flanqué de quelques arbustes, dont le muret de pierre délimitait la frontière avec le cimetière d’Haworth. De ces fenêtres, les trois sœurs pouvaient contempler le clocher de l’église,  qui sonnait régulièrement le glas en raison du taux exceptionnellement élevé de mortalité dans le village, en raison de l’insalubrité de l’approvisionnement en eau potable. Côté cours, les fenêtres offraient une vue imprenable sur lande.

Les célèbres romans Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent et La locataire de Wildfell Hall furent écrits en bonne partie dans la salle à manger du presbytère, dans cet environnement gris-bleu  quelque peu austère. Pendant la journée, les trois sœurs utilisaient leurs quelques temps libres (en dehors de leurs nombreuses tâches domestiques) pour rédiger des premiers jets de textes, que ce soit à leurs précieux écritoires portatifs ou dans des carnets, dans les différentes pièces de la maison ou sur la lande. Le soir venu, elles se réunissaient dans la salle à manger pour partager ces écrits, les commenter, les classer et les recopier proprement.

Si les amateurs des Brontë accordent une attention vénérable aux divers objets leurs ayant appartenus (aujourd’hui soigneusement conservés dans des musées), cette salle à manger aux murs gris-bleu  demeure l’épicentre de la création romanesque pour ces filles de pasteur protestant. Utilisé aux heures des repas et parfois pour recevoir des visiteurs, ce lieu se transformait en véritable atelier d’écriture à la tombée du jour pour accommoder leur petit cercle littéraire des plus inusité et secret.

© Geneviève Dael (détail)

© Geneviève Dael (détail)

Les pièces du Musée Brontë proposent aujourd’hui un décor datant de l’époque du mariage et de la célébrité de Charlotte (après le décès de ses sœurs), où elle avait agrandit la salle à manger, aménager un bureau pour son époux dans la pièce adjacente et ajouté du papier-peint, des tapis et des rideaux dans plusieurs pièces (dont la salle à manger, en cramoisie), plus au goût du jour à l’époque victorienne. Si j’admets volontiers que cet hommage à la plus connue des trois sœurs demeure pertinent, je ne peux m’empêcher d’espérer qu’un jour la salle à manger du Musée Brontë soit restituée dans son état original du vivant d’Emily et d’Anne, comme si ces murs gris-bleu pouvaient mieux révéler, tel un léger voile de brume, les secrets de leurs vies trop brèves et moins bien documentées que celle de Charlotte.

Par ailleurs ces murs gris-bleu ne furent-ils pas témoins d’une situation tout à fait exceptionnelle dans l’histoire de la littérature, puisqu’elle a engendré trois écrivaines de talent et trois chefs-d’œuvre du romantisme anglais et ce, dans la même famille ? À mon sens ce fait mériterait à lui seul cette réhabilitation du fameux gris-bleu «gorge de pigeon» de la salle à manger du Musée Brontë.

Coralie Nagel dans «Finding Gondal- L’histoire des sœurs Brontë»

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Patrick Brontë et ses enfants Branwell, Anne, Emily et Charlotte © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Le documentaire «Finding Godal- L’histoire des sœurs Brontë» de Morgan Rauscent fait actuellement sa tournée dans différents festivals à travers le monde. Il fut récemment primé aux International Independent Film Awards de Los Angeles : «Prix Platinum» du meilleur documentaire ; «Prix Platinum» du meilleur commentaire en voix off ;« Prix Or» de la meilleur cinématographie ; «Prix Or» pour la meilleure trame sonore ; «Prix Or» pour la meilleure animation ; «Prix Platinum» pour la meilleure réalisation. Sa sortie en DVD est prévue pour l’automne 2016.

Un aspect intéressant du documentaire est l’utilisation d’illustrations de l’artiste bédéiste Coralie Nagel /Conie Co, afin de présenter certains chapitres de la vie des Brontë de même que leurs romans.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Les enfants Brontë inventent leur monde imaginaire © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Voici une compte-rendu du documentaire :

«Son premier film, Morgan Rauscent la mûrement réfléchi. L’idée lui est venue en 2003, lors d’un voyage d’étude à Londres. Des lors, l’idée a eu le temps de faire son bout de chemin. Si le projet a rencontré quelques difficultés de production, ce film a enfin pu voir le jour grâce à un financement participatif. Achevé, il y a tout juste quelques jours pour sa première diffusion lors du festival, le résultat est loin de décevoir.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Charlotte découvre les poèmes d’Emily © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Certes, il ne surprend guère dans sa forme et ne révolutionne pas le genre documentaire. Le mélange entre interviews et zooms sur des images illustratives n’est pas nouveau. Quoi qu’il en soit, ce choix esthétique n’empêche en rien de se laisser captiver par l’histoire. L’illustration d’un passage du film en ombres chinoises ( Les Hauts de Hurlevent, avec les marionnettes de Marie Sergent) fonctionne parfaitement, et est pour le coup, originale.

 © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Anne et Charlotte révélant leurs identités chez l’éditeur de «Jane Eyre» © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Et puis, il paraît difficile de reprocher les images qui ont été choisies, tant celles-ci sont belles. Comment se lasser des paysages si particuliers et de cette ambiance tellement magique du Yorkshire? Les illustrations à proprement parler servent très bien le propos, qu’ils s’agissent de peintures, de gravures ou encore de dessins, d’ailleurs très bien exécutés. Tout cela est entre-coupé avec le dessin en train de se faire d’une carte au motif Tolkenien.

 Jane Eyre © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Jane Eyre © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

L’ensemble du film est au final très bien monté, et l’alternance de ces différentes illustrations toujours pertinentes. Outre ces images explicatives, les interviews de grands universitaires anglais sont toujours claires et justes. Le réalisateur a choisi les meilleurs. Et puis, un documentaire, c’est avant tout permettre d’expliciter un fait, une histoire. Ici, cette dernière est toujours claire, et de surcroît, très bien racontée par un conteur à la voix entraînante. La musique, création originale, rajoute d’autant plus de lyrisme et de charme à ce film.

Les Hauts de Hurlevent © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Les Hauts de Hurlevent © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Et oui, car si la forme est intéressante, n’en n’oublions pas le contenu ! Les fameuses sœurs Brontë. Si le documentaire le fera bien évidement mieux que nous, rappelons néanmoins quelques points phares pour vous mettre en appétit. La famille Brontë est ce qu’on pourrait appeler une famille d’artistes. Les trois sœurs, Anne, Emily et Charlotte, ont commencé très jeunes à écrire des poèmes. Puis, chacune d’elles a écrit des romans. Charlotte en a écrit quatre, et c’est en cela la plus citée, mais l’œuvre des deux autres n’est pas à laisser de côté. C’est bien en cela que le film de Morgan Rauscent est intéressant. Il ne se focalise pas sur une sœur ou une œuvre en particulier, mais tente au contraire de s’ouvrir à la famille entière et les différents modes de vies. C’est même en ayant vu les erreurs et ce défaut-là dans d’autres documentaires qu’il a été convaincu de son parti pris. Connaisseur ou non de l’histoire des sœurs Brontë, le spectateur se laisse porter par ce qui nous est conté, et on découvre avec plaisir cette littérature anglaise pas toujours connue.

Shirley © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

Shirley © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Le petit plus du film ? La lecture de quelques poèmes par une actrice à la voix particulièrement forte et émouvante. Ces lectures imposent certes une pause dans le récit, mais ont aussi une autre fonction : celle de donner d’avantage encore envie de lire les poèmes des sœurs, moins connus que leurs romans. Et, visiblement à tort. Les extraits choisis, murmurés sur la toile de fond de landes anglaises pluvieuses, nous emportent immédiatement.

La locataire de Wildfell Hall © Coralie Nagel / Conie Co - «Finding Gondal - L'histoire des sœurs Brontë», 2015

La locataire de Wildfell Hall © Coralie Nagel / Conie Co – «Finding Gondal – L’histoire des sœurs Brontë», 2015

Pour résumer, il s’agit d’un film documentaire classique dans sa forme, mais efficace sans aucun doute. Pour ceux qui auraient envie de découvrir leurs œuvres et la littérature anglaise, ou qui auraient envie d’approfondir leurs connaissances, n’hésitez pas ! Ce documentaire est fait pour vous. Sortie DVD/Bluray prévu dans un an, mais vous pouvez retrouver d’autres dates de diffusion en salle sur leurs pages Facebook. »

L’envollée culturelle | par Marie-Lou Monnot

Nouveau portrait de Charlotte Brontë

Portrait de Charlotte Brontë par George Richmond (1850) / par Charlotte Brontë (1843)

Portrait de Charlotte Brontë par George Richmond (1850) / par Charlotte Brontë (1843)

Ce croquis de la tête d’une femme (à droite), dessiné par Charlotte Brontë en 1843 dans l’un de ses livres scolaires (Russell’s General Atlas of Modern Geography), avait tout d’abord été identifié comme une élève du pensionnat Héger à Bruxelles.  Les experts affirment aujourd’hui qu’il s’agit plutôt d’un autoportrait de l’auteure du roman Jane Eyre.

Charlotte Brontë aurait dessiné cet autoportrait en se regardant dans un miroir, quatre ans avant d’écrire Jane Eyre. Il est intéressant de noter que l’héroïne du roman réalise un dessin d’elle-même de la même façon.

Malgré la petite taille de ce croquis – à peine 1,5 pouces de haut – les traits du visage ressemblent beaucoup à ceux du portrait officiel de Charlotte réalisé par George Richmond en 1850 (à gauche).

The Guardian

Les Brontë dans l’espace

Asteroides Emily Brontë,  Charlotte Brontë et  Anne Brontë

Astéroïdes Emily Brontë, Charlotte Brontë et Anne Brontë

En 1973, des astéroïdes de notre Système solaire ont été découverts par un trio d’astronomes néerlandais : Cornelis Johannes van Houten, Ingrid van Houten-Groeneveld et Tom Gehrels. Ils baptisèrent ces astéroïdes du nom des sœurs Brontë.

Charlottebrontë est le nom de l’astéroïde 39427, découvert au Mont Palomar le 25 septembre 1973. Son trajet orbital est d’une durée de 7.95 ans.

L’astéroïde 39428 porte le nom Annebrontë. Il a été découvert le 29 septembre 1973 à l’observatoire du Mont Palomar. Son trajet orbital est d’une durée de 3.79 ans.

L’astéroïde 39428 porte le nom Emilybrontë .Son trajet orbital est d’une durée de 3.88 ans. Il a été découvert le 29 septembre 1973 à l’observatoire du Mont Palomar.

Un astéroïde est un petit corps céleste composé de roche, de métaux et de glace, de forme irrégulière et dont les dimensions varient de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres.

L’astronome Ingrid van Houten-Groeneveld fut une découvreuse extrêmement prolifique de plusieurs milliers d’astéroïdes. Son collègue Tom Gehrels fit un balayage du ciel à l’aide du télescope de Schmidt de 48 pouces (1,22 m) de l’observatoire du Mont Palomar et expédia les plaques au couple van Houten à l’observatoire de Leyde, qui les analysèrent pour trouver de nouveaux astéroïdes. Le trio est crédité conjointement pour la découverte de plusieurs milliers d’astéroïdes entre 1960 et 1977 (4 605 astéroïdes numérotés au 8 mars 2015).